tashkent

nouveaux espaces au musée de l'homme

Dans le cadre de sa réouverture, le musée de l'homme crée et imagine de nouveaux espaces pour son exposition permanente.
L'un d'entre eux ( sous partie 3) aborde trois niveaux d’analyse emboités : les impacts écologiques de l’espèce humaine (M2 grand audiovisuel englobant) / les impacts des activités des uns sur la vie des autres (M2 bornes vidéo à consulter) / les impacts de modes de vie influencés par la mondialisation (M3 portraits d’unités domestiques avec objets).

Chacune de ces parties est libellé ainsi:
« Quel avenir pour l’humanité sur une terre transformée par les activités humaines » /sous partie 3: « vivre ensemble sur une planète aux ressources limitées » / module 3 :« des empreintes différenciées » / sous-module 1: « des modes de vie aux empreintes écologiques différentes. » !

C'est dans ce cadre que pour le module "des modes de vie aux empreintes écologiques différentes", le musée de l'homme m'a confié la réalisation de 5 films de 5' qui ont pur thème et pour décor:

- Tachkent en Ouzbékistan
- l'oasis de Siwa en Egypte
- Les Pygmées au Gabon
- Les Samis en Suède
- Les Parisiens à Paris

Chacun de ses films est conçu et réalisé en collaboration avec des chercheurs-ethnologues collaborant avec le musée de l'homme et familier de ces différents terrains.

Voici le pitch expliquant l'orientation de cette partie du musée:

" Si la consommation de ressources naturelles et la production de déchets est très importante à l’échelle mondiale, il est essentiel de noter des disparités. Ainsi, 80% des ressources sont utilisées par 20% de la population mondiale. Aujourd’hui, si tout le monde vivait comme en France, il faudrait produire 3 fois plus d’énergie, de produits agricoles, et d’eau potable. Les réserves d’uranium dureraient moins de 100 ans. Si tout le monde vivait suivant le mode de vie des Etats-Unis d’Amérique, il faudrait produire 5 fois plus d’énergie, de produits agricoles, et d’eau potable. Ainsi, en fonction des modes de vie et de consommation et des modes de production, toutes les sociétés n’ont pas le même impact sur l’environnement, et les individus ont également un impact différent au sein d’une même société.
Message du M3 « portraits ».
L’orientation du M3 est moins en direction des effets culturels de la mondialisation (traités en SP2) que des effets écologiques induits par des modes de vies différents à travers le globe.
Autrement dit, tandis que la SP2 aborde la mondialisation sous l’angle de la dynamique culturelle et identitaire, la SP3 aborde la mondialisation sous l’angle des impacts écologiques des modes de vie.
Si l’on doit aborder la vie quotidienne des personnes dans un contexte de « mondialisation » (adoptions d’éléments mondialisés, maintient de traditions locales, …), les objets présentés doivent donc nous permettre de mesurer, d’évaluer, les impacts écologiques de différents modes de vie, souvent en mutation.
Ces impacts peuvent être directs (mode de productions et activités quotidiennes) ou indirects (achats de denrées d’importation).